Une conversation avec Douglas HardingLe 19 avril 2004
INTRODUCTION
Je m'appelle Richard Lang et vous présente ce court métrage d'une conversation avec Douglas Harding dans sa maison du Suffolk en Angleterre. Douglas est maintenant âgé de 95 ans et est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment « Vivre Sans Tête », il a également développé un ensemble d'exercices ou d'expériences de vigilance qui guident notre attention directement à la source de ce que nous sommes vraiment. Ils constituent vraiment une innovation en ce qui concerne les moyens de communiquer simplement et directement cette merveilleuse vérité de qui nous sommes vraiment. CONVERSATION
C'est une bonne question, qu'ai-je à l'esprit actuellement ?
Au risque de paraître ridiculement auto-complaisant, je crois que je peux, comme Saint-Paul, dire de ma vie : J'ai participé à la course, je ne dis pas que je l'ai gagnée. J'ai participé à la course. J'ai mené le bon combat... Ne dites pas que vous l'avez gagné. J'ai mené le bon combat. Oui. Et tous mes échecs et erreurs, mes retours en arrière et bêtises, ont constitué une contribution nécessaire à ce sentiment final que j'ai fait ce qui devait être fait de ma vie.
En parlant d'Edison qui est mon second prénom� je crois qu'il était un peu - oserais-je dire - prophétique. Thomas Alva Edison était l'inventeur de l'ampoule électrique. Et donc, c'est ceci que j'ai à l'esprit, Richard, en ce moment. En dépit de tout, je n'ai pas de regrets. Je dis simplement « merci , merci, merci ». Richard Lang : Le sous-titre de ce livre est « Vous n'avez plus besoin d'être en tête ». Qu'est-ce que cela signifie pour vous ? Douglas Harding : Vous n'avez plus besoin d'être en tête. Richard Lang : Vous n'avez plus besoin d'être en tête. Douglas E. Harding : Il est nécessaire de comprendre précisement ce dont il est question� Vous n'avez plus du tout besoin d'être en tête. Richard Lang : Que voulez-vous dire ? Douglas Harding : Pourrait-on le dire plus simplement ? Vous n'avez plus besoin de gagner la course pour franchir la ligne d'arrivée en tant que Vainqueur de la Course. Comment le dire simplement ? Vous n'avez plus besoin d'être en tête. Richard Lang : Cela à l'air très important pour vous à ce point de votre vie . Douglas Harding : Oh c'est très, très important. Richard Lang : Pourquoi est-ce si important pour vous ? Douglas Harding : Parce que je pense que cela est très naturel pour chacun d'entre nous, pour nous tous, pour tous les êtres humains, cela fait partie de leur humanité, c'est un ingrédient essentiel de cette humanité que de chercher à gagner, à s'améliorer, à se réaliser. C'est un élément essentiel de ce qui fait l'être humain. Richard Lang : Et pourquoi n'avez-vous plus besoin d'agir ainsi ? Douglas Harding : Vous n'avez plus besoin d'agir ainsi parce que vous voyez déjà que vous êtes l'Un qui est au-delà de cela et qui l'inclut. Vous êtes déjà le Gagnant avec un « G » très majuscule, en tant que l'Un, Celui que vous êtes vraiment, vraiment, vraiment. Vous êtes le Gagnant. Vous êtes l'Un et Unique. Vous êtes l'unique Réalité à l'arrière plan de ce merveilleux et mystérieux univers. Voilà ce que j'ai à l'esprit en ce moment. Mais je dois dire que toute ma vie j'ai été�. Eh bien on pourrait dire� je pourrais dire que j'ai été un égotiste, un très très grand égotiste et j'avais besoin d'être en tête. J'en avais besoin. Et il n'y a pas à en avoir honte, c'est une caractéristique humaine saine que de vouloir gagner, accomplir quelque chose, atteindre le sommet, se réaliser. Puis vient un moment dans la vie, est venu un moment dans ma vie, où, à la fin de la journée� enfin je ne sais rien sur la fin de la journée� mais je sens certainement que je n'ai plus besoin d'être en tête. Je n'ai plus besoin de jouer les jeux, les jeux spirituels et toutes sortes d'autres jeux que j'ai joués. Je n'ai plus à les gagner. Richard : Ça doit être un soulagement ! Douglas : C'est un soulagement. Si l'on peut se détendre et sourire. Oui. Je le dis de la manière la plus commune ou la plus simple : vous n'avez plus besoin d'être en tête. Richard : Qu'est-ce qui est donc le plus important, actuellement, dans votre vie ?
Douglas : Ce qui est le plus important ? Richard : Et que pensez-vous de la mort ? Nous devons tous faire face à la mort et nous devons tous y réfléchir à un moment donné je suppose.
Douglas : ô Mort où est ton aiguillon ? ô tombe, où est ta victoire ? Richard : Je suppose que cela élimine la peur.
Douglas : Oh oui ! Vraiment. Chaque fois que je vais marcher ici, lorsque je fais mon exercice quotidien, j'ai une sorte de sentiment de reconnaissance que cela pourrait bien être la dernière fois que je marche ici, et la mort, loin d'être une menace est une promesse. Richard : Une promesse de quoi ? Douglas : De tout ce que l'on peut imaginer. De tout ce que vous pourriez souhaiter. Richard : Comme� ? Douglas : La joie, la paix, le pardon, la beauté, l'amour. Richard : Qu'est-ce qui vous fait penser cela ?
Douglas : Ah ! Ah ! Je ne le pense pas� Je ne le pense pas ! Je le suis. Ah Richard : Vous l'avez déjà ! Douglas : ô mort, où est ton aiguillon ? Quelle est ton adresse ? Quelle est l'adresse de ton abattoir ? ô boucher sanglant d'êtres humains, quelle est l'adresse de ton abattoir ? ô boucher sanglant d'êtres humains. Où ? Richard : Elle n'est pas là ou vous êtes ! Douglas : Non� non ! Richard : Votre vie a été une grande aventure ! Douglas : La vôtre en est une aussi. Bien sûr. Richard : C'est une grande aventure. Douglas : C'est La grande aventure.
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